La disparition brutale de Thierry Roland, à 74 ans, la nuit de vendredi à samedi, laisse un grand vide dans le journalisme sportif.

Hommage dans l'émission du Koby Show

Réécoutez ici cette hommage rendu a un homme que Arno Koby connaisssait et avait eu la chance de rencontrer.

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Il faisait partie des immortels de la télé, de ceux dont on n'imagine pas qu'il puisse brusquement quitter le terrain et nous abandonner à la brutalité de l'information. Thierry Roland, figure historique et parfois controversée du football à la télévision, est mort la nuit dernière d'un accident vasculaire cérébral à l'âge de 74 ans, après 57 ans de carrière professionnelle. Une vie pleine, secouée par des accidents de santé, mais l'enthousiasme du commentateur savait avoir le dernier mot. Jusqu'à ces jours-ci, car il avait dû renoncer in extremis à l'Euro-2012 après une opération pour des complications dues à des calculs biliaires.

Une voix s'est éteinte, familière, même à ceux qui ne connaissaient rien au ballon rond. Il est vrai que Thierry Roland appartenait d'abord au petit écran et à son panthéon, de Roger Couderc à Léon Zitrone. Le journaliste sportif avait ses coups de sang, ses dérapages aussi, mais toujours au nom du sport et de son attachement viscéral aux couleurs tricolores. Bien sûr, on n'oubliera pas les petites phrases lâchées en direct. Les directeurs d'antenne auraient voulu les sanctionner si elles ne s'étaient heurtées aux soutiens des téléspectateurs.

Entré à 18 ans à la RTF, il commente sa première Coupe du monde en 1962 au Chili avant de rejoindre France Inter en 1969, puis Antenne 2 en 1975. Sur la deuxième chaîne, il est d'abord associé à Bernard Père, puis à l'ancien joueur de Saint-Étienne, Jean-Michel Larqué, à partir de 1979. Voix du foot sur TF1 depuis 1984, Thierry Roland avait pris sa retraite en 2005 pour annoncer après son retour à l'antenne sur M6. Sa vie de journaliste tient du livre des records : 13 Coupes du Monde, 9 championnats d'Europe, 11 JO ; plus de 1 800 matches… Et deux Sept d'Or.

Le journaliste devait reformer son duo historique avec Larqué pour Ukraine-France vendredi.

Plus aucune rencontre se jouera avec lui.